Sans dessus dessous (la Mort de Sardanapale)

2022-2023

graphite sur papier

diptyque, 100x65cm

La première fois que j’ai vu La Mort de Sardanapale, peint en 1827 par Eugène Delacroix, ce fut dans la frénésie de détails et le mouvement incessant de cette scène que la violence se faisait. Il y a tant à voir. Mon regard suivait néanmoins un chemin tout tracé. De haut en bas, de gauche à droite, en repassant toujours par la partie supérieure. Et puis ce souverain me paraissait à part, ailleurs, loin du tumulte qui se déploie sous ses yeux. Ça m’a inspiré. Découper, conserver, effacer, isoler, combiner. Et reproduire. Par le dessin je recréais l’itinéraire de ma lecture, je donnais la place à la zone de réserve. Les drapés et les corps fragmentés devenaient un aggloméras de détails, une découpe à la représentation abstraite, un piédestal, finalement, pour le souverain déchu et sa favorite Myrrha.