Exposition collective, Pavillon 18, Parc Floral de Vincennes, DF Art Project, 24-02/12/2023
Exposition collective, Conservatoire, Le Perreux sur Marne, 16-31/01/2023
Exposition collective, Atelier d’art 6B, Saint-Denis (dessins techniques mixtes)
Exposition en duo, Galerie L’OpenBach, Paris
Exposition en duo, Theatre des Minuits, La-Neuville-sur-Essone
Galerie L’Amour, Bagnolet, Paris
Artiste installé entre Marseille et Paris, Anthony Peralta est diplômé de L’ESA Saint-Luc de
Bruxelles en Arts plastiques visuels et de l’espace.
Son travail se développe autour du dessin, envisagé comme un espace de recomposition du réel. Chaque projet s’éloigne d’un simple enregistrement du réel pour devenir un lieu de passage entre intérieur et extérieur, mémoire et perception. Ce qui l’intéresse, c’est le moment où le visible se trouble, où la représentation descriptive devient pensée. Il travaille à partir d’expériences personnelles : une image d’un membre de sa famille, une scène du quotidien, un souvenir. Puis il les dissèque, superpose, réassemble, efface en partie. Le dessin devient un terrain de tension entre précision et disparition, où la trace a autant d’importance que la forme. Les motifs se répondent, les ombres s’étirent, les plans s’entremêlent. C’est dans ces passages incertains que se joue la construction de l’image.
Au fil du temps, cette approche a pris une dimension plus large. Dans un monde saturé d’images, le dessin représente pour lui un contre-temps, une manière de réapprendre à regarder lentement. C’est un geste de résistance à la vitesse. Par la lenteur du trait, il cherche à redonner corps à ce que l’oeil ne retient plus : les nuances, les hésitations, les silences. Ses compositions mêlent souvent portrait et paysages, car il ne parvient pas à les séparer : l’un façonne l’autre. Le visage devient horizon, le décor devient mémoire. Cette porosité entre l’humain et l’environnement renvoie aussi à une réflexion plus actuelle sur nos liens au vivant. Le paysage n’est pas un simple fond mais un espace psychique, une matière qui façonne la présence des êtres. A travers ce travail, il cherche à construire un espace symbolique où l’image n’impose pas un récit mais en suggère plusieurs. Le dessin est une forme de pensée visuelle, un moyen d’interroger notre manière d’habiter les images et de percevoir le monde. Entre précision et flou, souvenir et invention : la tension est toujours présente, celle d’un réel toujours en train de se recomposer.