À distance
2024
crayon de papier sur feuille
110x70cm
Nature morte, portrait, paysage ? C’est sans doute l’histoire qui réunit les genres : la silhouette d’un végétal instaure un temps passé sur cet homme immobile, la tête posée sur les mains. Qu’importe qu’il soit songeur ou mélancolique. C’est le paysage qui le traverse et qui apparait dans un second temps, c’est le reflet dans la vitre en arrière-plan qui posent la scène. Est-on dans sa tête ou le décor existe-il vraiment ? On est entre l’intérieur et l’extérieur, le concret et la pensée. On a les yeux sur un dessin détaillé qui joue avec les ombres et la lumière, on est aussi sur un dessin qui contrebalance le réalisme avec des trames de points plus aléatoires. Bref, chaque élément est à distance mais pourtant, des indices jouent avec notre perception pour les réunir. On est confus, comme ce personnage qui disparaît à moitié dans ses pensées.

